La Grande Traversée
fable musicale pour ombres et marionnettes
L’histoire commence dans un pays lointain. C’est celle d’un enfant nommé Petit Dragon. Lorsque la terre natale de Petit Dragon, brûlée par « le feu du ciel » devient un espace inhabitable, il décide de confier son sort à la mer, laissant derrière lui la moitié de lui-même: sa sœur, son aimée. Sur sa coquille de noix, il connaît la faim, le froid, les tempêtes. Il combat les pirates et finalement, il est avalé par un énorme poisson. Là, dans le ventre du poisson, des rencontres étranges et primordiales l’initient à une nouvelle naissance.
C’est sur le dos de la tortue qu’il s’envole vers un pays au-delà des mers, promesse de bonheur et d’opulence. Dans la grande ville, Petit Dragon saura vite jouer le jeu du Bonimenteur et de son Cirque des Délices, le Miroir aux Alouettes. Il devient riche, très riche. Il aura tout, mais il s’aperçoit bientôt qu’il lui manque l’essentiel…
Ecriture
L‘histoire du XXeme siècle est remplie de mouvements migratoires ; les Vietnamiens, en particulier, en ont été victimes. A travers l’amour de deux enfants, la Grande traversée replace cette odyssée dans le contexte mythologique. Après tout, le peuple vietnamien a eu pour ancêtre un dragon venu de la mer qui épousa une mortelle descendue des montagnes. A la lumière de ces figures emblématiques, nous voulons conter les heurts et malheurs, le joies et les espoirs du jeune héros que l’histoire a jeté sur les flots.
Tanh
Marionnettes
Au commencement, l’espace est vide. Entrent une charrette et quatre silhouettes furtives, vibrantes d’un chant a capella ponctué par la clameur de trompes et de conques. Des sacs de riz sont lancés, la lumière bascule de la salle à la scène, on interpelle le public, le cercle magique se créé. La charrette, à la fois véhicule, tréteau, castelet et théâtre d’ombres, transformable au gré du voyage, est le cœur d’un dispositif scénique éclaté, qui permet une relation particulière à la notion d’espace temps et trouve son unité dans le fil de la narration : chaque espace est créé à vue du public et accueille un moment de l’histoire et un style de marionnettes. Les personnages sont incarnés par des marionnettes manipulées à vue , défiant les lois de la pesanteur. Les acteurs-manipulateurs dessinent un ballet feutré, subtil jeu de présence et de retrait. Leur corps devient un castelet. Expressives et raffinées, les poupées révèlent une émotion esthétique à l’état pur. La pièce fait aussi appel au théâtre d’ombres. Le traditionnel écran inamovible se transforme : large éventail se déployant, parasol de papier huilé, étal forain, ou autre support induisant l’idée nomade et éphémère.
Distribution
Luc LAPORTE - Mise en scène
TANH - Texte
Phuong OANH et Quynh HANH - Musique
Blaise RECOING - Ombres
Laurent LE BOURHIS - Décors
Marie Thaïs DE MONTROND - Costumes
Baptiste CHAPELOT - Lumières
MA Fu Liang - Conseiller Artistique
Laurent PATISSIER - Régie
Luc LAPORTE, Patricia LAVIGNE, Paty SOEGENG - Comédiens
Quynh HANH, Phuong OANH - Musiciennes “live”
Fiche Technique
Public
Tout public à partir de 6 ans
250 personnes maximum
Durée
50 minutes
Plateau
ouverture 8 mètres
profondeur 8 mètres
hauteur 3 mètres
Lumière
un jeu d’orgue 24 circuits
Partenaires
Le Secrétariat d’État à la Francophonie - le CCAS - l’ADAMI - le Festival International / Théâtre pour enfants de Montclar à Avignon
Presse
« La compagnie Contre-Ciel présente un travail remarquable de qualité technique et esthétique… A l’évidence , les marionnettes, comme la scénographie, sont l’objet d’une attention sérieuse et conséquente, et les musiciennes vietnamiennes sont choisies au plus haut niveau. La qualité des objets, des décors, et la rigueur du jeu démontrent une haute conscience de ce qui doit être présenté dans le cadre d’un spectacle. »
Alain Cardinaud, La Revue du Théâtre Mû
« Au rythme d’une musique vietnamienne envoûtante, cette quête du bonheur est un spectacle rempli de magie et de poésie d’où l’on ressort émerveillé, parents comme enfants. La mise en scène révèle bien des surprises : un jeu apaisant d’ombres et de lumières, des danses et des chants traditionnels vietnamiens, un mouvement incessant… Du calme voluptueux à la frayeur, du rire à la gaieté, il n’y avait qu’un souffle de brise orientale sur la scène de l’Air Libre. »
Sabrina Rouillé, Ouest-France
« La nouvelle création de la Compagnie Contre-Ciel met en scène quatre superbes marionnettes. Manipulées à vue par deux comédiens, ces belles poupées vont rejouer pour les enfants à partir de huit ans l’histoire du Vietnam de façon très symbolique . Un chariot, un éventail, une caisse-décors avec effets spéciaux, quelques marionnettes à tiges et des ombres chinoises complètent le dispositif scénique tandis que deux musiciennes vietnamiennes rythment avec talent les péripéties de ce voyage initiatique. Les lumières sont belles, l’atmosphère et les costumes raffinés. La création manque encore de fluidité mais contient tous les ingrédients d’un spectacle de qualité. »
Laure Bernard, Le Figaro
« Une façon originale et raffinée de conter aux petits occidentaux le drame, le rayonnement intérieur et les espoirs de ceux qui furent des ” boat-people “, et malgré tout des enfants… »
Le Parisien
« Pour les enfants qui ne savent pas quel interminable champ de bataille était le Vietnam, voici une histoire admirablement illustrée avec des décors transformables et des ombres projetées : une jonque dont la voile sert d’écran de projection, un petit village sorti d’un coffre, un énorme dragon qui fait tomber le feu du ciel sur les habitants. Lorsque tout est détruit, le jeune homme va chercher la réponse à ses questions vers le soleil couchant, là où tout s’achète et se vend, là où on ne rêve plus. Épopée magnifique, ponctuée de récits en langue inconnue et mélodieuse. »
Henriette Bichonnier, Télérama
« Quelques arpèges sur un luth en forme de lune, une voix rauque qui s’élève a cappella, et nous voilà prêts à embarquer pour la Grande Traversée. Cette fable musicale pour théâtre d’ombre et marionnettes, que la Compagnie Contre-Ciel propose aux enfants dès 6 ans, se nourrit de mythes et légendes du Vietnam. Son auteur, TANH , à travers l’amour de deux enfants que la vie sépare, a voulu parler de l’exil, une situation qu’il connaît bien. C’est la sienne. Il s’est inspiré de légendes anciennes, et notamment des Chants Poèmes des monts et des Eaux, recueil de chants de deuil, de séparation et d’amour, écrit il y a des centaines d’années par des minorités ethniques… A la manière des conteurs traditionnels, Luc LAPORTE et Paty SOEGENG sont les doubles vivants des marionnettes de type Bunraku , manipulées à vue, protagonistes de cette histoire délicate comme une aquarelle. Des ombres finement découpées dans du cuir de buffle apparaissent par moment, sur des écrans constitués par des éléments du décor : un parasol ou un éventail de papier huilé… Avec une grande sensibilité, des chants traditionnels, interprétés en vietnamien par deux artistes de talent, s’élèvent là où la parole est trop faible pour exprimer l’émotion. La Grande Traversée offre assez de qualités pour toucher tous les publics, adultes comme enfants. Au-delà de l’épopée traditionnelle et de ses héros emblématiques, toute ressemblance avec des situations politiques existantes ou ayant existé n’est pas toujours fortuite ! »
Sophie LAGRANGE - TDC






La grande traversée. 1996. photos Brigitte Pougeoise

