Le Garçon aux Sabots
Création novembre 2006
Un théâtre pour tous dès 6 ans ( durée : 1 heure )
Un projet conçu et mis en scène par LUC LAPORTE,
sur un texte de MARIE LINE LAPLANTE,
avec une chorégraphie de SEBASTIEN LEFRANCOIS de la Cie Trafic de Styles,
un objet sonore du musicien compositeur FRED COSTA,
un décor et des marionnettes du sculpteur scénographe THIERRY DUFOURMANTELLE,
La création des lumières est de LAURENT PATISSIER.
Les interprètes sont :
ZOUHIR CHARKAOUI, JEAN-CHARLES ZAMBO, CLEMENT ROUSSILLAT, MILENE DUHAMEAU
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Un projet de théâtre pour quatre danseurs, des ombres et objets marionnettiques créé en novembre 2006 en partenariat pour la diffusion avec les villes : Garges les Gonesse, Bobigny, Argenteuil, Herblay, Cormeilles, Maisons-Alfort, Collégien, Epinay sur Seine, Aulnay sous Bois, Vanves, St Ouen, Fosses, Villepreux, Coulommiers, Auray, le théâtre Dunois à Paris, le Festival Théâtral du Val d’Oise et Très Tôt Théâtre de Quimper.
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C’est une production de la Compagnie Contre Ciel, en coproduction avec la Ville de Lorient- Grand Théâtre, l’Espace 1789 de Saint-Ouen, l’Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France) et le soutien del’Espace Jacques Prévert d’Aulnay sous Bois, la ville d’Aulnay sous Bois, le Théâtre Claude Debussy de Maisons-Alfort.
Le monde comme un champ de bataille.
Quatre garçons s’affrontent pour en devenir maître.
Ils ont peu de mots en bouche, beaucoup de violence en eux.
Ce peu de mots dit une parole défaite et la violence naît de ceux qui leur restent en gorge.Le texte de MARIE-LINE LAPLANTE, découvert à la Chartreuse par la voix de l’auteur, s’inscrit dans un monde violent où la compétition, la concurrence, l’affirmation de soi par la négation de l’autre révèlent une impasse tragique et montre la nécessité de la règle pour que vivre ensemble ne soit pas une jungle où force fait loi.
Il affirme sa théâtralité par une dramaturgie de scènes percutantes, de cavalcades et de danses orchestrées en une puissante montée dramatique. De cette écriture j’aime la fable, ce qu’elle transmet pour l’avenir, ainsi que la musique du comment ça se dit. C’est juste, concret, direct, sans complaisance ni maniérisme, exactement l’écriture pour le genre et la façon qu’ont les marionnettes de faire du théâtre autrement
Luc LAPORTE
LES PISTES DE LA MISE EN SCENE
L ’idée du rituel à accomplir, du jeu à jouer , du théâtre dans le théâtre, le cercle comme espace du jeu, d’affrontement, de défi, la notion d’être dedans ou dehors, entrer ou sortir du jeu, les acteurs ne sont pas mais ils jouent à…, montrer avec malice la mécanique du théâtre puis la dissimuler à nouveau, jouer au mentir/vrai, ne pas jouer à faire du théâtre , ne pas s’identifier à ce que l’on montre, trouver l’endroit du montreur, la marionnette art de la distanciation .
- Des acteurs et des ombres
La mise à distance des personnages et des situations par le passage du jeu d’acteur au théâtre d’ombre et de l’ombre à l’acteur. exemple : les personnages se défient , les ombres combattent - un acteur aux prises avec une ombre - une ombre sort, un acteur entre, etc… C’est le jeu continu, fluide et rythmé, entre l’incarnation (acteurs) et la représentation (ombres). Créer ainsi une tension entre la reconnaissance (familiarité) des personnages par le jeune spectateur et une impossible identification. Avec le théâtre d’ombre, recherche d’une narration décalée, métaphorique, métonymique. Jouer de l’ellipse du volume des acteurs à l’espace linéaire et graphique des ombres. Chercher la diversité des sources lumineuses : fixes ou mobiles, lointaines ou proches, derrière ou devant l’écran à vue.
- Quelque part ça commence à n’être plus un jeu
Quand il n’en reste plus qu’un dans une infinie solitude, il rapetisse à mesure que grandit la perspective des étoiles. Au final, à l’endroit de l’impasse, il défie l’univers et se proclame maître du monde mais le monde n’est plus, le théâtre se disloque, un à un les éléments du décor s’écroulent, les tapis de danse se dérobent sous ses pieds. La spirale de la violence mène à un champ de ruine.
- Scénographie
Une piste de carton au sol, un cercle, un espace vide. 1 écran d’ombres rigide, palissade urbaine, tôle ondulée translucide griffée disjointe et au lointain à la cour et au jardin 2 bâches-écrans aux perches du théâtre. A la lisière des coulisses, à la marge de l’air de jeu, l’espace du mitant où les acteurs relâchent, regardent, témoignent.
- Marionnettes, objets et costumes
Les objets du pouvoir (sabots, bâton, corde, armure) sont suggérés par le corps des danseurs.
Le costume des interprètes, vêtements d’aujourd’hui, d’ici et de maintenant, penser couleurs, penser équipe, « crew ».
- Musique, une écriture des corps
Le son crée l’espace et structure la narration. travail sur la prosodie rythmique, le flot et la scansion. recherche d’un phrasé gestuel et musical. la narration des corps, gestes, attitudes, ressort, énergie. le corps et le texte / le corps-texte. chorégraphie des batailles et cavalcades.les battles hip-hop. Penser les combats en termes de comique et de métaphore. recherche dans la mise en scène d’une écriture/graphie rythmique et musicale. Notion centrale de corps-marionnettes. marionnettiser les personnages et traverser le miroir du réalisme.
le garçon aux sabots 2006. photos Brigitte Pougeoise. Laurent Patissier


















