AVIS DE MESSE MARIONNETTIQUE
Un vieux guignol machiné de la tête aux pieds
DRAME BURLESQUE POUR MARIONNETTES SUR UN CHOIX DE TEXTES (1946-1948) D’ANTONIN ARTAUD
Montage du texte Luc Laporte
dossier du spectacle
REPRESENTATIONS EN OCTOBRE 2010
Samedi 16 octobre 20h30
Dimanche 17 octobre 16 h
Lundi18 octobre 20h30
séance professionnelle le lundi 18 à 15h
Théâtre Berthelot
6 rue Marcellin Berthelot
Montreuil sous Bois 93
métro : Croix de Chavaux
réservations 01 41 72 10 35 ou répondeur ContreCiel 014240068
“Avis de messe” est dans les états préparatoires l’un des titres de ” Pour en finir avec le jugement de dieu ” , l’émission qu’Antonin Artaud enregistra avec Roger Blin, Maria Casarès et Paule Thévenin en novembre 1947 pour la Radiodiffusion française . L’émission fût interdite puis officiellement diffusée le 6 mars 1974 sur France-Culture. “C’est d’abord une messe inversée, une messe noire et athée. Messe, émission, l’étymologie est en effet la même ( du latin mittere: envoyer, renvoyer): renvoyer la foule des fidèles (ite missa est), produire des sons, renvoyer des ondes.” Evelyne Grossman.
Avec
Luc Laporte Léa Ros Fred Costa
Luc Laporte mise en scène
François-Noël Bing regard extérieur
Fred Costa son et musique live
Aline Bordereau marionnettes et figures
Ma Fuliang marionnettes
Cyrille Bosc décor
Loïc Nebreda costumes
Laurent Patissier lumière
Marc Henri Boisse une voix
Emilie Lucas administration
C’est-y lisible?
Avant de lire, l’indécrottable entend.
C’est inaudible, quand ça parle, un corps au sexe incertain grimace horriblement autour des mots.
De quoi ça parle? Il ne peut le dire, mais ça parle, intensément.
On y entend le fracas du monde, la guerre au monde, la guerre en soi.
Alors entre pitié et terreur, le simple rit du pauvre quichotte, du buster qui tonne d’effroi, tragique et burlesque.
Quelle incarnation, quel corps pour articuler ce cris?
Qui, si ce n’est un pantin, un vieux machin sorcier brut et sauvage?
La marionnette est l’analphabète du théâtre.
Un corps sans organes ni gravitation ni affectation. Juste la surface sans profondeur de sa matière inerte, entre vie et mort, à la conjonction du monstre et du sublime.
” il a été dit de tout temps que l’analphabète est un mystère, sans alpha ni oméga, mais avec une tête, deux jambes, deux bras.”
Artaud est cet analphabète, la marionnette aussi. C’est par là que nous l’avons pris.
Ainsi Dédale dans le corps de l’œuvre, nous avons cheminé suivant la piste marionnettique. Nous avons détaché de ce soi-disant corps des blocs pour construire un organisme d’homme et montrer la complexion fulminante des particules et des signes à l’oeuvre. Ce travail théâtral opère la matérialisation réelle d’une figure nommée A-A, être intégral de poésie qui nous apprend à danser dans le délire des bals musettes.
AVIS DE MESSE MARIONNETTIQUE a été produit par Luc Laporte / Cie Contre Ciel. Nous remercions très chaleureusement Thierry Dufourmantelle, Jeanne Heuclin, Marc Henri Boisse, Gabriel Debray, Sylvie Baillon ainsi que les artistes du projet qui ont fait que cette création soit.
Les fragments qui composent l’écrit du spectacle sont de la période dite du retour à Paris d’Artaud le Mômo , mai 1946 – mars 1948, Edition Gallimard. Merci à Monsieur Serge Malausséna, neveu de A-A et ayant droit, pour en avoir autorisé l’usage.
AVIS DE MESSE MARIONNETTIQUE a été en résidence de création du 16 au 30 novembre 2009 au Tas de sable à Amiens accueilli par la Cie Ches Panses Vertes. Une lecture avec Jeanne Heuclin, Marc-Henri Boisse, Fred Costa et une présentation de maquette ont été organisées à la Maison des Métallos 75011, en 2009.
Création au Le Local Belleville du 12 au 21 février 2010
Avec le soutien à la résidence de création du Tas de Sable/Ches Panses Vertes, Pôle des Arts de la Marionnette en région Picardie, Lieu de Compagnonnage Marionnette, avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile de France Ministère de la culture et de la communication, avec le soutien des Affaires culturelles de la Ville de Paris.
Léa Ros, Luc Laporte sous l’oeil “extérieur” de François-Noël Bing.







